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Il y avait sans nul doute un sens caché à ce
titre et ce jeu de cache-cache, c’était entre
le public et le cœur de ce spectacle qu’il fallait
le trouver. Au bout du compte, force est de constater que
la critique ne peut se porter que sur l’adéquation
entre l’imaginaire et le vécu, entre le phantasme
et la réalité et non pas sur telle ou telle
prouesse technique des acteurs. Il ne s’agit pas ici
de numéros physiques, se succédant au rythme
de musiques aux tempos trépidants.
Le spectacle d’Albi ressemble
davantage à un théâtre équestre
et l’on est plus proche de la féerie de Zingaro
que d’un spectacle dans des arènes. La salle
intimiste à souhait permet le phantasme théâtral
et lyrique. D’ailleurs, les concepteurs de ce spectacle
ne s’y sont pas trompés : pas de grande cavalcade
mais des numéros d’émotions, emphatiques
et colorés. J’avais entendu 4 éléments,
mais il m’aura fallu quelques minutes pour en comprendre
le sens : des hommes et des femmes ; des chevaux ; de la lumière
et du son.
Les artistes nous ont fait
rêver Comment fait-il
Lucien GRUSS, après un terrible accident, pour être
la, souriant, avec de nouveaux chevaux et de nouveaux numéros
ou la complicité va au-delà de l’explicable
et tutoie le surnaturel. Les Jenny, Raphaëlle, Vincent,
Laurent, Sylvain, Aude, Laetitia et Adèle, à
pieds ou montés, nous entraînent de l’exploit
sportif jusqu’à la grâce et la légèreté
de mouvements sans mouvement ou le geste est remplacé
par l’intention.
Et ces chevaux, tous magnifiques,
volontaires, avec ce désir de plaire au maître
bien sur mais également au public. Ne croirait-on pas
qu’ils comprennent que les applaudissements sont pour
eux ? Lucien GRUSS parle à ses chevaux, mais dans la
lumière des projecteurs, dans le silence de la piste,
ne serait ce pas les chevaux qui lui parlent ? Des chevaux
blancs, noirs, crèmes ou mouchetés, des espagnols
ou des portugais ou autres, tous sont des vedettes, des artistes
aux services de leur partenaire.
Il est des artistes qui ne savent pas qu’ils sont des
artistes. Ce sont pourtant des
magiciens, car ils ont dans les mains la réussite du
spectacle. La lumière est l’élément
le plus déterminant. Sans elle pas de rêve, pas
d’émotion, pas de faux-semblant seulement des
murs, des rideaux, du noir, du blanc, du général.
La particularité est donnée par la poursuite,
l’imaginaire s’enflamme avec les ombres, les ocres,
les bleus. Les réalités disparaissent, laissant
la place à la magie, à l’irréel,
à des mondes parallèles et inédits.
Et pour finir le tableau,
la musique. Place au classique
et aux musiques exotiques et parfois ésotériques.
Peut-on imaginer un spectacle sans musique ? Que serait l’émotion
sans ces notes, enjouées pour faire rire, endiablées
pour marquer les tempos, poétiques pour nous faire
pleurer. Tout le monde a vu les regards de connivences entre
Lucien GRUSS et ses chevaux et la musique croisée et
intensifiée par la poésie d’une mélodie
sentimentale et onirique a donné à cet instant
une profondeur et une puissance incroyable.
Les applaudissements du public, debout et enthousiaste,
n’ont fait que rappeler qu’un spectacle n’a
de sens que si des liens se sont tissés entre les spectateurs
et les acteurs. Dany AILE et Dominique du TRIEU, créateur
de ce moment d’art équestre avaient des messages
à faire passer, romantiques, poétiques, artistiques.
Bien sur, on n'a pas tout compris ! Il y a des messages cachés
!
Avec Frédéric SALABRA,
les cavaliers de Chambord, Gilles FORTIER en 2003, Lucien
GRUSS en 2004, le cheval au cinéma et Mario LURASCHI
en 2005, puis des créations personnelles en 2006, une
nouvelle création en 2007 avec Gilles FORTIER, Lucien
GRUSS et les quatre éléments cette année
sans oublier le Zénith de Toulouse avec Mario et cet
été un spectacle aux arènes de Mimes
avec Jean Marc IMBERT, Dominique du TRIEU de TERDONCK entre
par la grande porte dans le cercle fermé des organisateurs
de spectacles équestres francais.
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